Les implants

Un implant est une sorte de vis en titane, fixée dans l’os comme la racine d’une dent naturelle. L’implant permet de remplacer la dent manquante sans toucher aux autres dents. C’est pourquoi, le praticien adapte la longueur, le diamètre et la forme au cas clinique grâce à un examen radiologique performant: 3D ou scanner. Le protocole implantaire Tout d’abord le praticien doit accéder à l’os, en dégageant la gencive. Pour cela il pratique une incision à l’aide d’un bistouri.

L’implantologie est une percée essentielle qui a amélioré la vie de milliers de patients. En effet, c’est souvent la solution optimale car : – cela permet d’éviter de sacrifier inutilement des dents saines – c’est la seule possibilité d’éviter une prothèse amovible – le patient retrouve le confort des dents originelles et donc une qualité de vie incomparable – l’esthétique est optimale – cela évite la perte osseuse liée à l’extraction d’une dent. En clair, un implant dentaire est la solution optimale s’il manque une ou plusieurs dents. Ainsi, presque tout le monde peut bénéficier d’une solution de remplacement pour ses dents, avec un aspect et des fonctions identiques à ceux d’une dent naturelle. Il est cependant important d’avoir un tissu osseux totalement achevé avant de placer un implant dentaire sur un adolescent.

Contre-indication dites relatives

L’indication de pose des implants se fera au cas par cas, avec la plus grande prudence.

  • Un os en quantité insuffisante.
  • Certaines maladies de la muqueuse de la bouche.
  • Maladies parodontales (déchaussement), il faut assainir les gencives et stabiliser la maladie préalablement.
  • Bruxisme sévère ( patient serrant les dents).
  • Un rapport d’occlusion (entre les dents du haut et du bas) déséquilibré
  • Des infections aux dents voisines ( poches, kystes, granulomes), une importante sinusite.
  • Une mauvaise hygiène de la bouche et des dents.

Bien sûr, toute cette liste n’est pas exhaustive et les contre-indications restent à l’entière appréciation du praticien qui vous aura examiné et interrogé.

L’implantologiste va, à l ‘aide de forets de diamètre adpaté, préparer la place dans l’os. L’implant pénétre dans l’os en forçant légèrement. Il est ainsi stabilisé. Après la pose de l’implant va avoir lieu la phase d’ostéo-intégration. En effet l’implant, contrairement à la dent, est totalement fixe, c’est-à-dire ankylosé dans l’os. La mise en charge de l’implant est généralement différée pour permettre la phase d’ostéo-intégration (de plusieurs semaines à 3 mois). Par la suite, une couronne sera mise sur cet implant qui se comportera comme une racine artificielle.

Dans certaines condition clinique, le Dr Olivier Azorin peut réaliser une mise en charge immédiate d’un implant.

Mise en charge immédiate

Le même jour que la chirurgie (parfois le lendemain, à cause du temps nécessaire à la réalisation de la prothèse) le praticien met en place une dent provisoire en résine qui préfigure la future prothèse. Le patient repart ainsi avec une dent. Cette technique n’est pas utilisable dans tous les cas, elle nécessite notamment une bonne stabilité primaire de l’implant qui n’est pas obtenue dans toutes les chirurgies.

Contre-indications dites absolues

On ne peut en aucun cas poser des implants dans ces situations :
Si le patient à des problèmes cardiaques :
– Les maladies cardiaques touchant les valves (valvulopathies)
– Infarctus récent
– Insuffisance cardiaque sévère, cardiomyopathies

Autres cas :

  • Cancer en évolution, certaines maladies osseuses (ostéomalacie, Paget, maladie des os de verre…)
  • Certaines maladies immunologiques, traitements immuno-suppresseurs, SIDA déclaré, transplant d’organe en attente
  • Certaines maladies psychiatriques
  • Maxillaires fortement irradiés (traitement par radiothérapie)
  • Traitements de l’ostéoporose ou de certains cancers par biphospnonates (en comprimés : ACTONEL®, FOSAMAX®, DIDRONEL®, LYTOS®, SKELID® … en INJECTABLE SURTOUT : ZOMETA®, AREDIA®…), même plusieurs années auparavant.

Il est probable qu’il puisse y avoir des complications (en cas de chirurgie buccale ou implants) graves. (voir les recommandations ci-après)

Complications possibles lors d’une pose d’implant

Les complications immédiates:

Risque anesthésique : Bien que, sous anesthésie locale dans l’immense majorité des cas, le risque anesthésique n’est jamais nul. Une allergie, rarissime, est toujours possible. Cependant, ce type d’anesthésie est très répandue et les sujets « à risque » sont souvent déjà connus.

Non-osteo-intégration (appelé « rejet ») : Il se traduit dans les semaines ou mois qui suivent la pose de l’implant.
Le matériau utilisé est du titane pur, dont les propriétés physiques et biologiques sont très bien connues et utilisé depuis de nombreuses années en chirurgie orthopédique (prothèse de hanche, genou…). Il est très bien toléré par l’organisme et aucune réaction de rejet ou d’allergie n’a été rapportée jusqu’ici.
Les cellules osseuses n’ont pas colonisé la surface de l’implant et celui-ci est mobile car non « soudé » à l’os. Il faudra alors déposer l’implant. C’est pour cela que l’on attend généralement de 2 à 6 mois avant de faire la prothèse définitive sur l’implant.
Les causes ne sont pas toujours identifiées, cependant, tabac et hygiène jouent un rôle non négligeable.
Globalement cela touche 5% des implants posés La réussite à 100% n’existe pas pour les traitements implantaires.
Cependant, si c’est possible, on peut reposer un implant dans le même site quelques semaines ou mois plus tard, et bien souvent, cette 2ème tentative est couronnée de succès.

Les infections : L’infection post-opératoire est rare. Il s’agit soit d’un abcès de voisinage, soit (beaucoup plus rare) d’une infection des tissus mous autour de l’os de la mâchoire (infection appelée cellulite) ou d’une infection des sinus (sinusite).
C’est pour cela qu’une antibiothérapie vous est prescrite, que les conditions d’asepsie doivent être drastiques et qu’il faut éviter d’opérer quand l’organisme est affaibli (par une autre infection, un diabète mal équilibré …)

Hémorragies : Comme pour toute chirurgie buccale, il peut y avoir une hémorragie ou un hématome, sans gravité toutefois dans l’immense majorité des cas.

Lésions des nerfs : Au niveau de la mâchoire inférieure (mandibule) il y a le nerf sensitif de la lèvre et du menton qui chemine dans l’os (dans la région des prémolaires et des molaires). C’est pour cela qu’un scanner est aussi demandé afin de bien le localiser, et que parfois, si la hauteur d’os est insuffisante, vous serez récusé pour une pose d’implant dans cette zone. Très rarement le nerf peut être touché, lors de la pose (erreur technique, mauvaise appréciation du scanner, patient bougeant au moment du forage …), ou après par un hématome ou oedème compressif. Cela se traduit par une baisse de la sensibilité de la lèvre et du menton (pas d’une paralysie). Généralement, par un traitement adéquat, ces troubles sont réversibles.

Exceptionnellement, il peut y avoir aussi une lésion du nerf lingual qui donne une anesthésie du bord de la langue.

Les complications tardives

L’échec tardif – plusieurs années après la pose – peut être dû à des facteurs mécaniques, à un déchaussement de l’implant (comme pour une dent naturelle), à un manque d’hygiène ou à un état général déficient.

Cela se traduit par la perte de l’implant (qui ne tient plus) ou plus rarement une fracture de celui-ci.

D’où l’importance d’une hygiène très rigoureuse et de visites de contrôle régulières.

Conclusions

Malgré ces risques et incidents, la mise en place d’implants dentaires réalisés dans de bonnes conditions par un opérateur expérimenté, est un acte chirurgical fiable, simple, aux complications rares et sans conséquence la plupart du temps. Toutefois, il s’agit d’un acte chirurgical, et comme tout acte, il n’est jamais anodin.